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Outils & digitalisation

Plateforme agréée facturation électronique : comment bien choisir la vôtre

Par Arnold Ressier, expert-comptablePublié le 7 min de lecture

Où trouver la liste officielle, que penser du gratuit et quelles questions poser : six critères pour choisir sa plateforme agréée de facturation électronique.

Toute entreprise doit désigner une plateforme agréée de facturation électronique pour recevoir ses factures. Vous la choisissez dans la liste officielle de la DGFiP, et les textes officiels consultés ne fixent aucun tarif. Voici où trouver la liste, comment traiter la question du gratuit et six critères pour décider.

Infographie : plateforme agréée ou solution compatible, quatre étapes pour choisir et six critères de comparaison
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L’essentiel en 30 secondes

  • Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir des factures électroniques, par l’intermédiaire d’une plateforme agréée.
  • Vous choisissez votre plateforme dans la liste officielle de la DGFiP. La première liste, publiée le 16 janvier 2026, comptait 101 plateformes et elle s’enrichit.
  • Deux voies : désigner une plateforme directement, ou passer par votre logiciel, votre expert-comptable, votre banque ou un autre prestataire.
  • Un logiciel « compatible » n’est pas une plateforme agréée : il doit s’appuyer sur une plateforme agréée.
  • Les textes officiels consultés ne fixent aucun tarif. Comparez le coût total et ce que l’offre couvre, pas seulement le prix affiché.
  • Pour émettre, les micro-entreprises, TPE et PME ont jusqu’au 1er septembre 2027, mais le choix de la plateforme se prépare dès maintenant.

Où trouver la liste officielle des plateformes agréées ?

La liste officielle est publiée par la DGFiP : c’est la référence pour vérifier qu’une plateforme est bien agréée. Vous la trouverez sur la page Je consulte la liste des plateformes agréées d’impots.gouv.fr.

La première liste, publiée le 16 janvier 2026, recensait 101 plateformes. Elles ont satisfait aux exigences réglementaires ainsi qu’aux tests techniques et d’interopérabilité menés avec le concours de l’Agence pour l’informatique financière de l’État. La DGFiP a aussi créé un repère visuel qui permet d’identifier les plateformes agréées par l’État. La liste a vocation à s’enrichir au fil de l’instruction de nouvelles demandes.

Nous ne la recopions pas ici : elle évolue, et une copie serait vite périmée. Si le nom d’un prestataire n’y figure pas, demandez-lui comment il transmet vos factures : il doit alors s’appuyer sur une plateforme agréée.

Plateforme agréée ou solution compatible : quelle différence ?

Une plateforme agréée est immatriculée par l’administration et peut transmettre seule vos factures. Une solution compatible ne l’est pas et doit passer par une plateforme agréée. Cette distinction, posée par le ministère de l’Économie dans son glossaire de la facturation électronique, évite beaucoup de confusion au moment de signer.

Plateforme agrééeSolution compatible
De quoi s'agit-il ?Un prestataire de dématérialisation de facturesUn logiciel comptable, métier, de facturation ou de caisse
Immatriculée par l'administration ?OuiNon
Peut transmettre seule factures et données à l'administration ?Oui : c'est l'intermédiaire obligatoire entre entreprisesNon : elle doit recourir à une plateforme agréée

Votre logiciel actuel est peut-être une solution compatible : dans ce cas, demandez-lui avec quelle plateforme agréée il travaille, et si ce partenariat vous convient.

Logiciel, expert-comptable, banque : par qui passer ?

Vous pouvez désigner une plateforme agréée directement, ou passer par votre solution habituelle : logiciel de gestion, logiciel de comptabilité, expert-comptable, banque ou autre prestataire. C’est ce que précise le ministère de l’Économie dans sa présentation du démarrage de la réforme.

Dans les deux cas, une seule règle : demandez le nom de la plateforme agréée qui se trouve derrière, et vérifiez-le dans la liste officielle. Votre expert-comptable peut aussi vous aider à arbitrer, car il connaît vos flux, votre TVA et votre logiciel de comptabilité.

Existe-t-il une plateforme agréée gratuite ?

Les textes officiels que nous avons consultés ne fixent aucun tarif : chaque plateforme est un opérateur privé qui détermine ses conditions. Une offre peut donc être présentée comme gratuite, mais « gratuit » ne veut pas dire « sans coût » pour votre entreprise.

Avant de retenir une offre, posez quatre questions.

  1. Que couvre-t-elle ? La réception seulement, ou aussi l’émission et le e-reporting ?
  2. Quelles sont ses limites ? Nombre de factures, d’utilisateurs, de clients.
  3. Quelles options sont payantes ? Support, connexion à votre logiciel, services annexes.
  4. Quel temps vous coûte-t-elle ? Paramétrage, ressaisie si la connexion est manuelle, suivi des rejets.

Un prix bas et une intégration manuelle peuvent coûter plus cher, en heures de travail, qu’un abonnement qui se connecte à votre comptabilité. C’est le coût total qu’il faut comparer.

Comment choisir sa plateforme agréée : six critères et les questions à poser

Choisissez la plateforme qui se connecte à votre outil de facturation ou de comptabilité, qui prend en charge vos cas réels, et dont vous pouvez sortir sans perdre vos données. Voici la grille de six critères que nous recommandons à un dirigeant non technicien, avec la question à poser à l’éditeur pour chacun.

CritèreQuestion à poser à l'éditeurPourquoiRéponse attendue
IntégrationMon logiciel de facturation ou de comptabilité se connecte-t-il à votre plateforme, et comment ?Une ressaisie manuelle multiplie les erreurs et le temps passéUne connexion décrite précisément, avec un essai possible sur vos propres données
Cas pris en chargeGérez-vous les avoirs, les acomptes, les remises, les opérations exonérées ou en autoliquidation ?Ce sont les cas les moins standards : mieux vaut les tester avant de signerUn oui pour chacun, démontré sur vos factures types
Suivi des statutsPuis-je suivre le statut de chaque facture et être alerté d'un rejet ?Le ministère présente le suivi des statuts comme un bénéfice de la réformeDes notifications et un historique des statuts
SupportQui répond en cas de rejet, par quel canal et sous quel délai ?Un rejet peut retarder un paiement : voir notre article sur les factures rejetéesUn interlocuteur identifié et un délai écrit
Coût totalQue comprend le prix : réception, émission, e-reporting, volume, utilisateurs, options ?Le prix affiché n'est pas le coût completUne grille tarifaire écrite, sans frais non annoncés
RéversibilitéSi je change de plateforme, puis-je récupérer mes factures et leurs statuts, dans quel format et à quel coût ?Votre choix engage vos échanges de factures dans la duréeUne clause de sortie écrite et un export de vos données
Conseil Nodéor

Ne choisissez pas sur le prix en premier. Faites tester à l'éditeur quelques-unes de vos factures les plus atypiques (un avoir, un acompte, une vente exonérée de TVA) avant de désigner la plateforme. Si ces cas passent, le reste passera.

Pourquoi s’en occuper maintenant ?

Parce que l’obligation de recevoir s’applique déjà à toutes les entreprises, et que l’émission arrive le 1er septembre 2027 pour les micro-entreprises, TPE et PME. Le ministère indique que les entreprises qui n’ont pas encore désigné de plateforme doivent engager cette démarche dans les meilleurs délais. Le détail des échéances est dans notre calendrier de la facturation électronique, et la distinction avec la déclaration des données dans notre article sur l’e-reporting.

Le ministère précise aussi que, pendant la phase de démarrage, il n’y aura pas d’application de sanctions aux entreprises qui rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre de la réforme, et que cette phase de tolérance couvre toute la fin de l’année 2026. C’est une tolérance, pas un report : le calendrier ne change pas. Prendre le temps de comparer maintenant évite de choisir dans la précipitation, au moment où les demandes se multiplieront.

Quelles questions poser à votre expert-comptable ?

Avant de choisir, préparez ces questions pour votre rendez-vous :

  • Mon logiciel de comptabilité ou de facturation est-il une plateforme agréée ou une solution compatible, et avec quelle plateforme travaille-t-il ?
  • Quelle plateforme recommandez-vous pour mes flux réels : volume de factures, avoirs, acomptes, opérations exonérées ?
  • Qui, dans mon entreprise ou dans votre cabinet, surveillera les statuts et les rejets ?
  • Mon référentiel clients est-il assez fiable (SIREN, SIRET, adresses) pour émettre sans erreur ?
  • Comment prévoir le changement de plateforme si mon choix ne convient plus ?

Notre offre facturation électronique cadre ce chantier, et notre offre d’expertise comptable prend le relais sur la TVA et la comptabilité.

Une plateforme à choisir avant 2027 ?

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Dernière vérification des sources : 22/10/2026. Cet article s’appuie sur les pages du ministère de l’Économie (communiqué de publication de la liste du 16 janvier 2026, présentation du démarrage de la réforme du 1er septembre 2026, page « Tout savoir sur la facturation électronique » et son glossaire), citées plus haut avec leur lien. La liste des plateformes agréées évolue : vérifiez toujours la version à jour sur impots.gouv.fr. Il présente des règles générales et ne remplace pas une consultation. Si vous relevez une inexactitude, signalez-la-nous : nous la corrigeons et la date de mise à jour en portera la trace.

Les données chiffrées de cet article ont été vérifiées sur des sources officielles avant publication.Voir notre méthode éditoriale.

Questions fréquentes

Où trouver la liste officielle des plateformes agréées ?

La liste est publiée par la Direction générale des Finances publiques sur impots.gouv.fr. La première version, publiée le 16 janvier 2026, comptait 101 plateformes, et elle s'enrichit au fil des nouveaux agréments : consultez toujours la version à jour avant de choisir.

Faut-il obligatoirement une plateforme agréée pour recevoir ses factures ?

Oui. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, et cette réception passe par une plateforme agréée. Vous pouvez la désigner directement ou passer par votre solution habituelle : logiciel de gestion ou de comptabilité, expert-comptable, banque ou autre prestataire.

Quelle différence entre une plateforme agréée et une solution compatible ?

Une plateforme agréée est un prestataire immatriculé par l'administration, seul habilité à assurer toutes les fonctionnalités de la réforme. Une solution compatible est un logiciel (comptabilité, facturation, caisse) qui n'est pas immatriculé : il doit obligatoirement recourir à une plateforme agréée pour transmettre les factures et les données à l'administration.

Existe-t-il une plateforme agréée gratuite ?

Les textes officiels consultés ne fixent aucun tarif : chaque plateforme privée détermine ses conditions. Si une offre est présentée comme gratuite, demandez ce qu'elle couvre (réception, émission, e-reporting), ses limites et les options payantes avant de désigner la plateforme.

Peut-on passer par son expert-comptable ou sa banque ?

Oui, le ministère de l'Économie cite explicitement l'expert-comptable et la banque, avec le logiciel de gestion ou de comptabilité et les autres prestataires. Demandez dans tous les cas le nom de la plateforme agréée qui se trouve derrière et vérifiez-le dans la liste officielle.

Nodéor Conseil peut-il m'aider à choisir ma plateforme agréée ?

Oui. Nous vous aidons à cadrer votre choix à partir de vos flux de facturation réels, à poser les bonnes questions aux éditeurs et à préparer le paramétrage, dans le cadre de notre offre facturation électronique.



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